Pendant des années, j’ai regardé WordPress de loin — avec un léger mépris de développeur. Et puis j’ai lu la doc. Ce que j’ai découvert m’a forcé à revoir entièrement mon jugement.
2008 : un outil qui ne m’intéressait pas
J’ai croisé WordPress pour la première fois vers 2008-2009. À l’époque, je n’étais pas particulièrement attiré par la création de sites vitrine ou de blogs — ce n’était pas là que je voyais ma valeur ajoutée en tant que développeur.
Pourtant, les clients arrivent avec leurs besoins. Alors je faisais ce qu’il fallait : je pêchais un thème sur ThemeForest, je le configurais sur une instance WordPress, et c’était expédié. Fonctionnel, certes. Mais sans conviction.
Mon raisonnement de l’époque était simple, peut-être un peu naïf : tout le monde installe WordPress, ce n’est pas là que je vais me distinguer. J’y voyais un CMS parmi d’autres — pratique, grand public, mais pas franchement stimulant pour quelqu’un qui veut construire des choses.
Le déclic : un ami dans la panade
Le tournant est venu d’une situation concrète. Un ami et client avait perdu contact avec la société qui gérait son site. Il se retrouvait avec un site orphelin, sans personne pour en reprendre les rênes. Il m’a demandé si je pouvais jeter un œil.
J’ai accepté, un peu à contrecœur. Et pour faire ça correctement, j’ai pris le temps de lire le Codex WordPress — la documentation officielle de fond en comble.
Ce que j’ai découvert m’a forcé à revoir entièrement mon jugement sur la plateforme.
WordPress comme framework, pas comme CMS
Ce que j’ai compris en lisant le Codex, c’est que WordPress est bien plus qu’un outil pour installer des thèmes prêts à l’emploi. On peut construire des thèmes de A à Z, développer ses propres plugins, pousser les fonctionnalités aussi loin qu’on le souhaite. La flexibilité est totale.
Je ne le vois plus vraiment comme un CMS. Je le vois presque comme un framework — un socle sur lequel je peux bâtir exactement ce dont un client a besoin, sans compromis.
Et c’est là que tout s’est éclairé : WordPress offre quelque chose de rare, une double promesse selon le point de vue. Pour le client, c’est un CMS — il gère son contenu en autonomie, sans jamais avoir besoin de moi pour changer un texte ou publier un article. Pour moi en tant que développeur, c’est un environnement structuré où je peux exprimer une vraie expertise technique.
Un site livré en une journée
Depuis que j’ai repris mon activité en France, la demande de sites web s’est imposée d’elle-même — même si ce n’était pas mon intention de départ. Le marché décide souvent à notre place.
Aujourd’hui, mon objectif est de livrer un site web élaboré en une journée. Point le matin, livraison et installation le soir. Le client repart avec un outil qu’il maîtrise à 100 %, et moi avec un travail dont je suis satisfait techniquement.
C’est cette combinaison — autonomie côté client, satisfaction côté développeur — qui fait de WordPress mon choix par défaut pour les projets vitrine. Non pas parce que c’est l’outil à la mode, mais parce que j’en ai compris la profondeur. Et que ça change tout.